Lise

L’hypertélescope

Notre club d’astronomie Nuits Magiques soutient ce projet, impulsé par le professeur Antoine LABEYRIE du Collège de France. Dès les années 1970, grâce à ses travaux, l’interférométrie prend son envol, notamment avec le Very Large Telescope Interferometer au Chili, où 4 télescopes sont couplés.Après des études à l’observatoire de Nice, il construisit son premier Interféromètre sur le plateau de CALERN, où sont couplés 2 télescopes boules. Un premier essai aérien eut lieu à l’observatoire de Haute –Provence puis un deuxième à  la Moutière, au dessus de Barcelonette. Ce dernier projet, nommé CARLINA, est à l’essai dans une haute vallée sauvage, tout contre le parc national du Mercantour.

Chaque été, dans des conditions difficiles, l’équipe réinvestit les lieux malgré le manque de confort et l’éloignement de la civilisation. Ici, ni téléphone, ni électricité, ni eau chaude. On campe en pleine nature non loin du torrent. Le Poste de Commandement est un discret tipi, servant à la fois de bureau informatique, d’atelier et de repli en cas de mauvais temps. Son minuscule poêle à bois d’un autre âge réconforte tous les pionniers du futur qui travaillent bénévolement…et quand la piste est coupée, on vient à pied !

Cet HYPERTELESCOPE est vraiment révolutionnaire car il doit remplacer les télescopes géants qui ont demandés des travaux gigantesques et des tonnes de béton, dénaturant leur environnement.

Le concepteur Antoine Labeyrie, a imaginé un télescope se fondant dans la nature. Il s’agit «  d’un miroir dilué ou en pointillé et d’une marionnette géante » dit-il. Deux tout petits miroirs immobiles fixés au sol, cosphérisés reçoivent la lumière d’ « une étoile cible », ici Véga, et la renvoient dans la nacelle suspendue à 100 mètres, à mi-distance du point focal des miroirs.

Cette nacelle optique, assez légère, est dirigée informatiquement par des câbles amarrés aux rochers ou aux mélèzes.

Les réglages sont essentiels car elle doit suivre l’étoile cible. L’image obtenue est densifiée puis dirigée vers un télescope de contrôle C8 et enregistrée à  l’aide d’une caméra numérique. Quand les 2 faisceaux lumineux provenant des 2 miroirs sont ajustés avec une grande précision, « on a  alors le bonheur de voir des franges d’interférences, comme l’avaient montrés Hyppolyte Fizeau et Young, » explique Martine Roussel. Dans le futur, avec beaucoup de miroirs, on verra des détails de la surface de l’objet observé, étoile, exoplanètes… et cela presque en direct et sans calculs monstrueux…Déjà, le monde scientifique s’accorde pour reconnaître une meilleure résolution de l’image avec ce procédé. Le but ultime de cette invention serait d’installer une flottille de petits miroirs dans l’espace…Pour l’instant, LISE, Laboratoire d’Interférométrie Stellaire et Exoplanétaire, au stade expérimental avancé, cherche des mécènes. Depuis le départ à la retraite d’Antoine Labeyrie, le Collège de France ne finance plus le projet qui repose donc sur les bonnes volontés et la participation financière de ses Amis et sur l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA).Alors, adhérez à l’association HYPERTELESCOPE LISE !