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interclubs 2018

4ième INTERCLUBS D’ASTRONOMIE DE NUITS MAGIQUES                à la Salle des Fêtes de Saint Albin de Vaulserre 38 480                          Les 5, 6, 7 mai 2018

 Malgré la pluie des jours précédents, le beau temps sembla s’installer uniquement pour nous, le mauvais temps reprenant dès la fin de la rencontre… !                                                                                                

10 Clubs de Savoie et d’Isère s’étaient déplacés avec une quarantaine de membres passionnés.                                                            

Dès le vendredi 4, Franck amenait une quinzaine de jeunes du Club d’Astronomie du Collège de Moutiers en Savoie.

Le pré devint terrain de camping et 20 instruments  s’y déployèrent, chacun ayant sa spécificité dans l’observation céleste.

Franck explique la décomposition de la lumière aux collégiens

La rencontre fut riche en échanges de savoir-faire et d’idées.

 Sur le terrain, les télescopes fouillèrent le ciel de jour pour dénicher la Planète Vénus gibbeuse, mais Mercure trop basse resta cachée.                                                                                                                                 

Les taches et les protubérances solaires furent décrites avec précision.                                                                                                                 

Etienne planta son gnomon et nota l’extrémité de l’ombre tout au long des jours. Réinvention des premiers cadrans solaires !           

Une mini-fusée à eau dotée d’un parachute fut lancée.                       

Les Jeunes étrennèrent le théodolite fabriqué par Nuits Magiques et dessinèrent l’horizon du lieu.

Notre théodolite en action.

La nuit, nos Astronomes passèrent des heures à retrouver les objets célestes qu’ils aimaient ou ceux qui leur étaient inconnus. Certains suivirent les déplacements des satellites de Jupiter, se passionnant pour leur passage devant ou derrière la Planète.

Quelques passionnés

Plusieurs groupes s’affrontèrent à la technique du visuel assisté.

Dans la Salle des Fêtes, des exposés  furent présentés, souvent passionnants :                                                                                                                        Les Légendes Grecques liant Mythologie et Astronomie par Raymond Sadin,                                                                                                                   – L’Astroblème de Rochechouart racontant la chute datée de 200 millions d’années d’une énorme météorite près  de Poitiers par Etienne .

Les Jeunes de Moutiers étonnèrent leur public en traitant seuls deux sujets avec panache :                                                                                            Légendes Grecques et Constellations                                                                La conquête de l’Espace  

Gilbert Collombet nous entraîna A la chasse à la Comète puis nous combla comme toujours avec ses photos du Ciel profond.

Michel Perrochon décrivit la longue Conquête des Longitudes.

Et bien sûr, Pierre Bonhomme anima ses incroyables maquettes dont la 9ième : La Fabuleuse Machine D’Anticythère.

Cette rencontre fut très conviviale  et chaleureuse.  Chacun repartit heureux,  se promettant de revenir l’année prochaine  au 5ième Interclubs Astronomique, dans ce charmant petit village de Saint Albin de Vaulserre.

Merci au Club NUITS MAGIQUES d’avoir si bien tout organisé.

Improvisation sur la fabuleuse Machine d’Anticythère

conception, réalisation, photos:  Pierre Bonhomme

vue de dessus maquette anticythère

Date de réalisation : Depuis 2012 en cours d’étude
Motorisation :Oui
Dimensions : 400 x 300 x 500 mm
Masse : 17 Kg
Remarque : Etude sur logiciel de dessin 3D, réalisation sur MOCN et imprimante 3D
Description :
Pierre Bonhomme ayant vu un reportage sur cette « machine » grecque retrouvée au fond de la mer en 1900, datée d’un siècle avant notre ère, a décidé de la reproduire. Il lui faudra certainement plusieurs années de recherches et de réalisation.

C’est en effet une « machine » incroyable, une horloge astronomique tellement ancienne que certains refusent de l’admettre malgré l’évidence.
Elle montre les 5 planètes visibles à l’œil nu, la Lune et le soleil tels qu’ils étaient vus à l’époque. Tout était répertorié : les jours, les phases de la Lune, les mouvements des planètes et leurs rétrogradations, les éclipses, les olympiades. Cette « machine » d’Anticythère, comme on l’appelle porte le nom de l’île Grecque au large de laquelle elle a été trouvée par des pêcheurs d’éponges. Elle est tellement complexe qu’une vingtaine de chercheurs étudiant les fragments remontés (il y en a 82) ont mis 20 ans pour comprendre le mécanisme et le réaliser. Plus de 2000 caractères en Grec ancien (pas encore tous déchiffrés) indiquent le fonctionnement de l’appareil. L’Histoire des sciences et des techniques débutant vers la fin du moyen âge, a fait un bond phénoménal en avant de 1500 ans. Une soixantaine d’engrenages et de supports en laiton taillés à la lime sont assemblés sans vis et le système fonctionne manuellement. Voir Machine d’Anticythère sur internet.

Pour Raymond SADIN correspondant du mensuel ASTRONOMIE.
Questions à poser à Pierre Bonhomme concernant la MACHINE d’ANTICYTHERE.
1- Quel élément déclencheur vous a décidé de construire cette maquette ?
Je venais de terminer ma 8ième maquette animée sur l’Astronomie quand un Documentaire à la télé, en 2011, m’a sidéré : on nous racontait l’histoire incroyable d’un objet repêché au large de l’île d’Anticythère, nommé « la Fabuleuse Machine d’Anticythère ». Capable de prédire les éclipses, donnant les positions du Soleil, des Planètes, des phases de la Lune dans le zodiaque, cet objet incroyable de la taille d’un livre était daté d’avant notre ère.
Aussitôt, je décidais de le reproduire.
2- Quel a été votre 1er travail ?
J’ai commencé par chercher des documents sur internet. De nombreux chercheurs de disciplines différentes s’étaient passionnés pour cet objet. Michael WRIGHT, un Anglais, docteur en mécanique, l’avait même reproduit. J’ai aussi acheté des livres et scruté des articles de journaux traitant de ce sujet.
3- Comment vous êtes-vous organisé ?
Devant l’énorme complexité de cette Machine j’ai décidé de partager en modules les différents thèmes traités : un module pour le Soleil, un pour la Terre et les phases de la Lune, un pour chacune des Planètes visibles à l’œil nu …
4- Combien de temps avez-vous passé à cette réalisation ?
Voilà 5 années, ou 5000 h de travail, que je suis concentré sur cette maquette. De la conception à la réalisation.
5- Comment vous y prenez-vous, concrètement ?
Après mûres réflexions, je dessine sur ordinateur, avec Solidworks. Il faut que je contrôle si tous les mouvements que j’ai prévus sont bien compatibles entre eux. Heureusement je me suis rendu compte que les mouvements des
Planètes étaient semblables ce qui m’a facilité un peu la tâche. Mais cette conception m’a pris énormément de temps.
Puis il faut dessiner et réaliser chaque pièce. Rien ne se trouve dans le commerce.
J’ai acheté une imprimante 3D qui, malgré d’énormes difficultés techniques, m’a bien aidé. J’ai fait aussi appel au Lycée d’UGINE pour certaines pièces, ainsi qu’à BM LASER, entreprise de ma fille, pour la gravure du cadran et les usinages à entraxes précis des plaques de plexiglass prenant en sandwich la soixantaine d’engrenages.
6- Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?
La MACHINE d’ANTICYTHERE représente les mouvements des Astres tels qu’ils sont vus depuis la Terre. Ce sont les mouvements géocentriques. Et je n’avais aucune notice technique naturellement.
J’ai dû recalculer tous les rapports d’engrenages pour toutes les Planètes et montrer mécaniquement leurs rétrogradations. Il a fallu que je commence par animer une petite maquette auxiliaire afin de contrôler les mouvements des révolutions et des rétrogradations simultanément…
J’ai dû compter le nombre de dents des pignons sur des captures d’écrans de la Machine réalisée par Michael WRIGHT.
La Lune aussi m’a beaucoup demandé de recherches pour comprendre le système utilisé montrant la variabilité de sa vitesse autour de la Terre. De plus un autre mécanisme s’ajoutait pour visualiser ses phases…
Le Soleil, lui aussi, vu de la Terre, n’a pas un mouvement uniforme. Et je voulais qu’en regardant le cadran entièrement gradué, on sache dans quelle constellation il se trouve à n’importe quel moment de l’année.
De même pour les Planètes et pour la Lune, ma Machine doit reproduire exactement la réalité observable…
7- Avez-vous copié scrupuleusement l’original ?
Non bien sûr ! Ma Machine est plus volumineuse. Elle est en plexiglass, en matière plastique et en laiton. Et l’usinage a bien évolué !
J’ai voulu – ce qui n’était pas prévu par l’original – pouvoir remonter ou avancer dans le temps à mon gré… J’ai ainsi un calendrier astronomique à ma disposition ! Et je m’en sers pour mes démonstrations publiques lors des animations de mon Club d’Astronomie NUITS MAGIQUES.
Je n’ai pas mis non plus de manivelle pour remonter cette horloge. Je lui ai ajouté un motoréducteur qui la fait avancer d’un cran chaque jour.
8- Alors, votre travail est terminé ?
Pas encore. Il faut maintenant que je m’attelle à un autre problème : la prévision des éclipses. Et ce n’est pas une mince affaire !
On doit pouvoir les lire sur un cadran portant 2 spirales inversées, chacune étant divisée en 200 cases environ d’inégales longueurs.
9- Etes-vous satisfait des résultats de vos efforts ?
Je suis très content d’avoir pu réaliser cette Machine malgré toutes les difficultés rencontrées. Il faut dire que j’ai toujours été passionné par les défis techniques à relever. Ma formation en mécanique m’a d’ailleurs préparé à cela.
10- Voulez-vous ajouter autre chose ?
J’aimerais que vos lecteurs aillent sur le site : nuits-magiques.fr, afin de découvrir mes autres maquettes animées du Système Solaire, toutes étant en rapport exact avec la réalité.